Rétention de sûreté : Badinter dénonce
"une période sombre pour notre justice"

Robert Badinter (Sipa)

L'ancien président du Conseil constitutionnel et ancien garde des Sceaux réagit après la saisine de la Cour de cassation par Nicolas Sarkozy pour obtenir "une application immédiate" du texte créant des centres d'enfermement à vie pour des criminels dangereux. La censure partielle de la loi ne la rend applicable que dans quinze ans. 23.02 à 20:37 info nouvel obs-

alors que le président déclare ne pas vouloir "laisser des monstres en liberté" et que Nadine Morano accuse froidement le parti socialiste de se "ranger du coté des criminels" , l'un et l'autre clairement en pleine démagogie préélectorale, aussi populiste que décomplexée...                                                                                                                                                                                                         Le syndicat de la magistrature dénonce lui un "coup de force inacceptable, une"dérive grave". Pour ces magistrats,  cette décision présidentielle, fait fi de l'article 62 de la Constitution qui stipule que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. (-info rtbf-)

Du navrant au grotesque, le pas n'est pas grand... et il semble que la Sarkozie toute entière soit en train de  s'y précipiter à grandes enjambées.

(Nadine Morano va proposer au président de l'Assemblée Nationale de "créer une commission " pour réfléchir à l'adaptation de la Constitution afin qu'une loi puisse être rétroactive, dans des cas exceptionnels, lorsqu'il s'agit de la sécurité des Français". -sic- info FR3 26/2/08 )

Robert Badinter, invité aux Matins de France Culture ce 27 février, revenait sur les débordements de l'idéologie sécuritaire sarkozienne, à 2 semaines des élections, au détriment des lois de la République...